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La préparation à l’accouchement : un passage obligé ?

grossesse Dec 09, 2022

La préparation à l’accouchement va de soi pour de nombreuses mères française. Spontanément, les professionnels qui suivent une femme enceinte la propose.

La préparation a pour but d’informer sur le déroulement de l’accouchement d’un point de vue physiologique et de donner quelques clés pour apprendre à gérer la douleur. Si l’intention est bonne, on peut se demander ce qu’elle sous-entend. Doit-on comprendre que les femmes ne savent pas accoucher ? Les femmes ne donnent-elles pas naissance depuis la nuit des temps ?

Les femmes ne sont-elles pas tout à fait apte à accoucher sans l’aide de personne, en écoutant simplement leur corps et leur instinct ?

La réponse est assez évidente. Oui, depuis toujours les femmes donnent la vie, et encore aujourd’hui dans le monde, beaucoup le font seules. Parce qu’elles n’ont personne pour les accompagner, mais aussi parce que c’est un moment qui se vit dans l’intimité. Le corps de la femme est fait pour porter un enfant et pour lui donner naissance, il n’y a donc aucune raison d’apprendre à une future mère comment accoucher. C’est finalement aussi absurde que d’expliquer un bébé comment téter, uriner ou déféquer.

Pourtant, il est clair que dans nos sociétés occidentales (particulièrement en France où on pratique beaucoup la péridurale et l’épisiotomie) les femmes ont « oublier » comment accoucher. L’accouchement est un moment attendu mais redouter, qui fait naître doutes et questionnements sur ses propres capacités à enfanter. Parce que la grossesse et l’accouchement, qui auparavant était des affaires de femmes, ont été «pris en charge » par des hommes et par le corps médical, les femmes ont été dépouillées de leur savoir et de leur instinct. Alors qu’auparavant la parole se transmettez de mère en fille, alors qu’il y avait toujours dans les environs de Sage-femme (ou une autre personne accompagnante) pour épauler les femmes dans leur grossesse et éventuellement les accompagner dans leur accouchement, on se trouve aujourd’hui avec un grand flou autour de la naissance.



Le problème de la péridurale

Si on suit le schéma classique, une femme enceinte en France va globalement se reposer sur ce que lui disent gynécologues ou sages-femmes et, si elles le souhaitent, s’inscrire à des cours de préparation à l’accouchement, souvent en maternité. On lui expliquera lors de ces préparations ce qu’est l’accouchement d’un point de vue physiologique, et si elle a choisi une préparation « Traditionnelle », on lui expliquera comment « bien » respirer lors des contractions  pour gérer la douleur et même comment pousser. Si il y a bien une chose sur laquelle on peut se questionner, c’est la question de la pousser. Comment peut-on envisager qu’une femme ne sache pas expulser son bébé de son corps ? Et pourtant, c’est bien une question qui se pose puisque la majorité des femmes en France accouchent sous péridurale, avec des sensations grandement atténuées voire parfois totalement anesthésiées. Ces femmes, effectivement, ne ressentent pas la formidable poussée qui s’effectue naturellement lorsque le bébé est prêt à sortir, elles n’ont donc pas la possibilité de l’accompagner instinctivement, et de fait, perdent leurs capacités à enfanter seules.

Pour un retour naturel


Oui les femmes ont besoin d’une préparation pour retrouver le chemin de la connaissance perdue. Les femmes occidentales doivent, aujourd’hui, réapprendre ce que sont la grossesse et l’accouchement, c’est-à-dire des actes naturels qui n’ont rien à voir, au départ avec le corps médical. Que l’on choisisse ou non d’être accompagnée par une structure hospitalière ou par un sage-femme, ou que l’on choisisse d’accoucher seule, il est important de se documenter sur la naissance, de trouver des témoignages positifs d’accouchement qui aide à se débarrasser de la peur de la douleur. Car finalement c’est ce qui pousse beaucoup de femmes à s’inscrire à des cours de préparation à l’accouchement : la peur de souffrir. Le problème étant que c’est cours, avec la recette toute faite, ne donne pas de réelle solution. En disant ce qu’il faut faire et ne pas faire, ils contraignent les femmes dans une marche à suivre qui ne leur convient peut-être pas et les met dans le stress de mal faire. Cette contrainte peut empêcher certaines femmes de s’écouter et de faire ce qui les soulagerait vraiment. 

Certaine sages-femmes proposent des accompagnements facilitant l’écoute de soi et le développement de la confiance en soi mais cela sera surtout vrai pour des préparation à l’accouchement plus spécifique (yoga, sophrologie, chant prénatal…). 

Une préparation incluant la physiologie de l’accouchement me semble aussi indispensable pour ôter un certain nombre d’angoisses infondées et savoir les vrai risques pour la maman et son bébé lors de la naissance.

Les doulas peuvent aussi avoir ce rôle et vous proposer ce type d’accompagnement 

 

Quoi qu’il en soit, la véritable préparation est intime : se faire confiance,  avoir foi en son corps, en sa capacité à gérer la douleur, à adopter les positions qui nous font du bien et facilite la descente, à pousser quand il faudra. Lâcher prise, voir l’accouchement comme un rite de passage et non comme un moment de souffrance subie. Le meilleur chemin emprunter pour cela et d’envisager une préparation à l’accouchement en se formant à la physiologie de l’accouchement puisque c’est ainsi que la future mère pourra écouter son corps et agir en fonction de ce qu’elle ressent.

Se libérer de l’idéal de contrôle


La préparation à l’accouchement, c’est aussi un moyen de se persuader qu’on aura le contrôle sur son accouchement. Oui, il est possible d’être maîtresse de son accouchement tout en acceptant de perdre, pendant un temps et dans une certaine mesure, le contrôle de soi-même. Pour la plupart des femmes, l’accouchement est intense et peut être douloureux. Pour beaucoup d’entre elles, traverser la douleur est une vraie épreuve initiatique et peut se faire en adoptant  un comportement primale. Elles ne cherchent plus à contrôler les sons qu’elles émettent, ne s’embarrassent pas des positions qu’elles adoptent. Tout au plus gardent-t-elles un certain contrôle dans la façon qu’elles auront d’évacuer la douleur, on se réfugiant dans une bulle, en vocalisant, en accompagnant les contractions avec leur souffle. Mais si ces techniques sont, effectivement, enseigner lors de certaines préparation à l’accouchement, elles s’appliquent aussi de façon totalement instinctive le moment venu et que dire de la pousser, cette pression irrépressible effectué par le bébé entamant sa sortie ? Qu’importe la théorie, si une femme est en pleine possession de son corps elle n’a qu’à l’écouter et le suivre et son bébé sortira.

Je résumerais en vous conseillant de travailler votre lâcher prise, votre confiance en vous afin que le jour de la naissance de votre enfant vous puissiez adopter les positions et émettre les sons qui vous aideront à traverser chacune de vos contractions jusqu’à l’arrivée de votre bébé. J’ajouterais que la connaissance de la physiologie de l’accouchement, ses différentes étapes, ce qu’est la désespérance par exemple vous empêchera peut être de prendre la péridurale alors que vous avez fait tout le chemin quasiment !

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